Par terre les bouteilles vides
Les papiers froissés
Au fond de ces ruelles sordides
Une fleur s'est posée
C'est le bon Dieu qui décide
Les gestes qu'elle fait
Elle a comme des formes torrides
Elle est toute faite exprès
Pour ne parler qu'au ciel
Mais j'vais quand même
Ramper jusqu'à elle
Même, même si c'est joué d'avance
Même, même si c'est joué d'avance
Joué d'avance
Même, même si j'ai la moindre chance
Même si c'est joué d'avance
Joué d'avance
Comme un gamin stupide
Je raconte mes secrets
Je fais le loulou le caïd
Et rien ne lui plaît
J'aimerais qu'elle tienne ma bride
Qu'elle serre mes poignets
Mais dans son silence solide
Elle est comme faite exprès
Mais j'vais quand même
Ramper jusqu'à elle
Même, même si c'est pas
Pour moi qu'elle danse
Même si c'est joué d'avance
Joué d'avance
Même, même si j'ai pas
La moindre chance
Même si c'est joué d'avance
Joué d'avance
Elle ne parle qu'au ciel
Mais je vais quand même
Rampe jusqu'à elle
Même, même si c'est pas
Pour moi qu'elle danse
Même, même si c'est joué d'avance
Joué d'avance
Même, même si j'ai pas
La moindre chance
Même, même si c'est joué d'avance
Joué d'avance
Chaque fois qu'un des vieux murs du monde
S'effondre en nous libérant de l'ombre
On se jette les premières pierres
Pour une frontière, une prière
Pour des raisons
Pour des passions
Que seuls des fous comprennent
Chaque fois que tombent dans la poussière
Les statues aux longs manteaux de fer
On repose sur un piédestal
Un nouveau prophète, un général
Et des mêmes pierres on va refaire
Les murs d'un autre enfer
Combien de temps encore
Et de nuits sans aurore
Combien de larmes
Combien de drames
Oh ! avant de voir
Comme un espoir
Juste un peu de lumière
Mais quelle est longue, longue, longue la route
Dans ce désert où nos vies s'enlisent
Longue, longue, longue la route
Qui doit nous conduire à la terre promise
Chaque fois que tombe la lumière
Sur nos curs qui attendent et qui espèrent
Chaque fois que tournent les geôliers
Au dessus de nos rêves
Seul sur son fil
L'enfant fragile
Dessine le jour parfait
Combien de temps encore
Et de nuits sans aurore
Combien de larmes
Combien de drames
Oh ! avant de voir
Comme un espoir
Juste un peu de lumière
Mais quelle est longue, longue, longue la route
Dans ce désert où nos vies s'enlisent
Longue, longue, longue la route
Qui doit nous conduire à la terre promise
Longue, longue, longue la route
Longue, longue, longue la route
N'écoute pas les gens qui parlent tout bas
Qui ne sentent plus le poids de leur croix
Plier leur épaule
Qui avancent toujours les yeux baissés
Suivant les routes que d'autres ont tracés
Pour jouer leur rôle
Tu portes une flamme qui n'doit pas s'éteindre
Ne peut atteindre
Laisse brûler ta vie
Vis comme un soleil
Comme un incendie
Au plus haut de ton ciel
Laisse brûler ta vie
Sans jamais rien garder
Comme un incendie
Pour ne rien regretter
Oh ! Laisse brûler ta vie
Ne laisse personne défaire
Les fils de l'avenir
Pose sur cette terre
Les ailes du désir
C'est comme un éveil
Comme un premier cri
Laisse brûler tes jours
Laisse brûler tes nuits
Laisse brûler ta vie
Méfie-toi des gens qui parlent de haine
Qui cherchent une raison pour passer leurs chaînes
Autour de tes bras
Ils on t tant de fois vendu leur âme
Confondu l'amour au parfum des femmes
Ils ne savent pas
Qu'ils portent une flamme qui n'doit pas s'éteindre
Une flamme que rien ne peut atteindre
Ne peut atteindre
Laisse brûler ta vie
Mets de la lumière
Comme un incendie
Au cur de cette terre
Laisse brûler ta vie
Va poursuivre tes rêves
Comme un incendie
Que l'amour te soulève
Laisse brûler ta vie
Tu n'es qu'une étincelle
Au milieu de la nuit
Une trace nouvelle
Que personne ne suit
C'est comme un éveil
Comme un premier cri
Laisse brûler tes jours
Laisse brûler tes nuits
Laisse brûler ta vie
N'écoute pas les gens qui parlent tout bas
Qui ne sentent plus le poids de leur croix
Laisse brûler ta vie
Méfie-toi des gens qui parlent de haine
Qui cherchent une raison pour passer leurs chaînes
Comme un incendie, Laisse brûler ta vie
Etc
Loulou, loulou, ma loulou
Depuis qu'je suis tombé sur vous
Loulou, j'vous l'avoue
Mon sacré cur a pris un sacré coup
Loulou, loulou
J'ai l'âme et le corps sans dessus dessous
Loulou, j'avoue
I love you
Chez vous, chez vous, ma Loulou
J'ai lancé mes plus beaux cailloux
Loulou surtout
Je brûle à faire fondre votre igloo
Et je hais par dessus tout
Ces contrevents serrés tout contre vous
Loulou, loulou
I love you
Ouh, ma Loulou
J'ai passé l'âge de hurler comme un loup
Mmmm, malgré tout
Vous me boudez toujours de bout en bout
Sans vous, sans vous, ma Loulou
J'ai l'cur plus dur qu'un vieux caillou
Et you que faites-vous
De mes messages qui disaient "m'aimez-vous" ?
Loulou, loulou
Votre palais est cerné rendez-vous
Loulou, j'avoue
I love you
Ouh, ma Loulou
J'ai passé l'âge de hurler comme un loup
Mmm; malgré tout
Vous me boudez toujours de bout en bout
Mon sacré cur a pris un sacré coup
Loulou, loulou
J'ai l'âme et le cur sans dessus dessous
J'avoue, j'avoue
I love you.
Comme le jour s'éteint
Comme les lumières changent
Comme s'endort Berlin
J'ai vu passer un ange
Sur ses voiles fins
Qu'un peu de vent dérange
Elle trace de la main
Comme un signe, en échange
Dans un autre ciel
Où leurs bleus se mélangent
Elle danse pour l'éternité
Sous la grande ombrelle
Du cabaret des anges
Elle a décidé de rester
D'autres jours reviennent
D'autres lumières changent
Sur les bords de la Seine
J'ai vu passer un ange
Un fantôme à peine
Un souffle sur sa frange
Elle lance comme une reine
Quelques signes, en échange
Dans un autre ciel
Où leurs bleus se mélangent
Elle danse pour l'éternité
Sous la grande ombrelle
Du cabaret des anges
Elle a décidé de rester
D'autres jours reviennent
D'autres lumières changent
On parle de Marlène
J'ai vu passer un ange
Ce soir j'ai la tête à l'envers
Mon corps vient d'entrer dans l'hiver
L'autre moitié de ciel ne répond pas
Les miroirs n'ont plus leurs lumières
Un phare s'est jeté dans la mer
Lucifer s'est garé devant chez moi
Ce soir je cherche quelque chose à faire
Quelque chose de toi
Je touche ton corps dans l'désordre
J'entends surtout ma voix se tordre
J'ia tous tes parfums au bout de mes doigts
Il tombe d'étranges nouvelles
Il manque deux étoiles au ciel
Cette ville a des airs de Sahara
Ce soir je cherche quelque chose à faire
Quelque chose de toi
Quelque chose de toi
Ce soir j'ai la tête à l'envers
J'ai tout fait l'temps pour te plaire
Je respire d'ailleurs moins bien qu'autrefois
Je cherche dans les vents contraires
Quelque chose de toi
Le soleil fait son dernier tour
Je sors baliser ton parcours
Les discours du vent comment déjà
La maison sera grande ouverte
Y'aura des fleurs sur chaque fenêtre
Je pense au jour où quelqu'un reviendra
Tu vois je cherche quelque chose à faire
Quelque chose de toi
Quelque chose de toi
Quelque chose de toi
Ce soir j'ai la tête à l'envers
J'ai tout fait l'temps pour te plaire
Je respire d'ailleurs moins bien qu'autrefois
Autrefois
Je cherche dans les vents contraires
Quelque chose de toi
Je cherche dans les vents contraires
Quelque chose de toi
Laisse, laisse-moi squatter ton âme
Juste une place dans tes rêves de femme
Même, même si tu me jettes dans une heure
Oh ! oh ! laisse-moi squatter ton cur
Laisse, laisse-moi squatter ton âme
Je veux le premier rôle dans tes jeux de dames
Laisse, laisse-moi visiter ton cur
Voyager dans tes secrets comme un voyeur
Comme un reflet dans le fond du ruisseau
Comme la lumière en arrière des rideaux
Le naufragé sur le pont du bateau
Laisse
Même, même si le ciel me condamne
Oh ! Laisse, laisse-moi squatter ton âme
Laisse, laisse-moi visiter ton cur
Me cacher dans tes secrets, dans ta chaleur
Comme un reflet dans le fond du ruisseau
Comme la lumière en arrière des rideaux
Le naufragé sur le pont du bateau
Laisse
Laisse, laisse-moi squatter ton âme
Veiller en toi comme une petite flamme
Même, même si tu me jettes dans une heure
Oh ! laisse-moi squatter ton cur
Laisse, laisse-moi squatter ton âme
Juste une place dans tes rêves de femme
Laisse, laisse-moi visiter ton cur
Voyager dans tes secrets comme un voyeur
Laisse, laisse-moi squatter ton âme
Laisse
Venise, tu mourras sans tes gondoliers
Jalouse, la mer te les aura noyés
Oh Venise, belle insoumise
Tu peux appeler au secours
Les hommes sont devenus sourds
Venise,
Venise, tu finiras abandonnée
Tes larmes, la mer te les aura reprises
Oh Venise, ton corps s'épuise
Et puis trop de monde piétine
Les dalles de tes palais en ruine
Venise,
Oh, Venise, personne ne pourra résister
Quel blues ! la mer te vole tes secrets
Oh Venise, fleur insoumise
La moitié du corps sous les flots
Le monde te suivra bientôt
Oh Venise !
Sans que personne ne comprenne
D'un coup la mer se déchaîne
Et chaque fois plus précise
Monte les marches des églises
Même à Paris, même à Londres
C'est le même orage qui gronde
Le monde autour s'organise
Mais c'est trop tard pour Venise